
Nissan Formula E Team — Tokyo Street Circuit, Tokyo
E-Prix de Tokyo 2026
Une course à domicile pour Nissan, deux manches aux airs de montagnes russes et un lendemain au siège de la marque. Quatre jours sur place, media day compris — cinq quand la semaine commence dès le mercredi.
Il y a des courses que l'on photographie comme les autres et il y a les courses à domicile. Tokyo, pour Nissan, c'est la seconde catégorie. La marque est japonaise, le public est japonais, les tribunes sont rouges de bout en bout et chacun dans le garage sait que les résultats du week-end seront commentés lundi matin dans les couloirs du siège. Cette pression-là ne se voit pas sur un chronomètre. Elle se lit sur les visages et c'est exactement ce que je suis venu chercher.
Un week-end de course ne commence pas le jour de la course. Il y a le media day du jeudi, le track walk, les portraits à faire pendant que la piste est encore vide et parfois des obligations dès le mercredi. Quatre jours sur place, cinq certaines semaines — et les images les plus utiles à une équipe ne sont presque jamais celles des deux heures où les voitures roulent.
La première manche a été décevante. Je ne vais pas prétendre le contraire et surtout je n'allais pas faire semblant de ne pas la photographier. Un reportage d'équipe honnête montre aussi les fins de course où personne ne se regarde, les casques qu'on retire trop lentement, les ingénieurs penchés sur des données qui ne diront rien de plus. C'est ce qui donne sa valeur au reste.
Le lendemain, tout s'est inversé. Quatrième place pour Oliver Rowland, sixième pour Norman Nato : deux voitures dans les points, à domicile, devant les salariés de la marque venus en tribune. Pour une écurie de ce format, c'est un résultat qui compte double. L'image qui reste de ce week-end n'est ni un dépassement ni un podium — c'est une étreinte dans le garage, casque encore sur la tête, sous le panneau au nom du pilote.
Le quatrième jour, nous sommes allés au siège de Nissan et au centre Nismo. Une salle entière de salariés debout, applaudissant une équipe qui vient de finir quatrième et sixième : voilà ce que veut dire « course à domicile ». Et à quelques mètres de là, le musée — Skyline, GT-R, voitures de Groupe C — qui rappelle que cette écurie de Formule E s'inscrit dans une histoire de course commencée bien avant l'électrique.
J'ai aussi photographié le Japon autour de la course, parce qu'on ne comprend pas un événement en restant enfermé dans un paddock. Un tunnel de torii vermillon au-dessus d'un escalier de pierre, un homme qui s'arrête saluer devant un sanctuaire avant d'aller travailler, des statues couvertes de mousse, un mariage traditionnel sur un pont. À quelques kilomètres de là passent des monoplaces électriques à 200 km/h : c'est ce télescopage qui fait de Tokyo une course à part.
Et puis il y a l'autre Japon, celui pour lequel je suis aussi venu. J'ai grandi avec les mangas et les animés, Dragon Ball Z en tête. Partir travailler à Tokyo, c'est assouvir un rêve de gamin — alors le passage au Dragon Ball store n'était pas un détour touristique, c'était une évidence. Photographier une course dans un pays qu'on a rêvé enfant, ça change la façon de le regarder et je crois que ça se voit dans les images.
Le reportage
- Tokyo Street Circuit, Tokyoaussi appelé Tokyo Big Sight Circuit
- Nissan Formula E Team
- 26 juillet 2026
- 26 photos
Prestations
- — Couverture de quatre jours, media day compris
- — Siège Nissan et centre Nismo
- — Livraison en direct pour les réseaux sociaux
- — Images d'ambiance et de contexte
© Guillaume Chaussat / DPPI — reproduction interdite sans autorisation.
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La course en images
Des essais libres au parc fermé, dans l'ordre du week-end de course.